Pour que les personnes exilées puissent choisir leur pays d’accueil : Stop Dublin !

Signez la pétition pour l'abolition de la Convention de Dublin, et pour des conditions d’accueil des personnes exilées qui soient dignes et respectueuses !

Quatre personnes témoignent de ce qu' "être dubliné·e" implique dans leur vie.

Merci à elles d'avoir eu le courage de prendre la parole et merci à vous de prendre quelques minutes pour les écouter :

Dubliné·e·s (Vidéo - Durée 5 min)

La Convention de Dublin a pour objectif d'harmoniser les conditions d'examen des demandes d’asile dans les pays de l'espace Schengen.

Son application actuelle est responsable de la souffrance de dizaines de milliers de personnes en France.

 

La convention prévoit que c’est le pays par lequel la personne exilée entre dans l’espace Schengen qui est responsable de l’examen de sa demande d’asile, donc l’accepte ou la refuse.

 

C’est à l’arrivée en Europe, là où elle pensait trouver refuge après un voyage souvent terrifiant, que la procédure s’engage : parfois sous la contrainte, jamais informée, cette personne est enregistrée dans un pays qu’elle n’a pas choisi.

Ses empreintes sont intégrées à une base de données européenne : elle est devenue un·e dubliné·e …..mais ne le sait pas encore.

Impossible de déposer une demande d’asile en France, qui ne l’examinerait même pas, si on est dubliné·e dans un autre pays.

 

L’état alloue une place dans un centre d’accueil ou 120 euros par mois pour le logement, et 240 euros pour vivre.

Pas le droit de travailler, seulement celui d’attendre.

Cette attente dure au mieux 6 mois, avec l’angoisse d’être renvoyée vers le pays où la personne est enregistrée.

Parfois, la procédure s’arrête d’elle-même et on ne sait pas pourquoi.

Le plus souvent, la personne reçoit son billet pour le pays où elle a posé ses empreintes : si elle refuse de partir, elle devient dubliné·e en fuite. Clandestine, elle perd toutes les aides et doit se cacher pendant au moins 12 mois… à l’issue desquels elle peut enfin déposer sa demande d’asile en France.

 

Être dubliné·e,

c’est ne pas même avoir le droit d’expliquer son parcours et les raisons de son exil.

 

Être dubliné·e,

c’est voir sa vie figée dans l’attente et la peur, soumise à l’arbitraire,

 

Être dubliné·e,

c’est n’avoir plus aucune prise sur son existence,

 

Être dubliné·e,

c’est ne pas pouvoir commencer sa nouvelle vie, celle pour laquelle on a tout quitté.

 

Être dubliné·e,

c’est être renvoyé vers un pays que l’on n’a pas choisi.

 

Être dubliné·e,

c’est être éventuellement renvoyé vers un pays qui enferme, maltraite, méprise les étrangers, comme l’Italie de M. Salvini ou la Hongrie de V. Orban.

 

Être dubliné·e,

c’est risquer d’être renvoyé dans son pays d’origine, quitté pour sauver sa vie.

 

En France, en 2017, 41000 personnes étaient dublinées.

 

Signez la pétition pour abolir la Convention de Dublin, et pour des conditions d’accueil des personnes exilées dignes et respectueuses !

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